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Sauber-Illmor C12 '93 #29 WendlingerMinichamps - réf. : 180-930029


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Otto Carius

Otto Carius

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Classement championnat : 6e (12 pts)

V10 72° Illmor 700 PS

Dans le paddock de Kyalami pour le premier round de la saison 1993, le retour aux affaires chez Williams d'Alain Prost et la présence de l'équipe Sauber constituent évidemment les attractions principales du week-end. Il y eut bien des pilote suisses en Formule 1 dans le passé, mais une écurie officielle. point, l'éphémère expérience Onyx-Monteverdi mise à part. Cette grande première est évidemment rehaussée par le retour de Mercedes prés de quarante ans après les derniers feux des W196, mais aussi par le directeur d'équipe de la structure helvétique. LA directrice d'équipe devrions-nous dire, car c'est une femme qui donne les ordres et surveille le ballet des mécaniciens. et des pilotes dans les stands. Carmen Ziegler est un pur produit de l’école Mercedes ou elle est rentrée à l'âge de 16 ans, gravissant les échelons un par un pour arriver en fin de parcours a la direction d'équipe. C’est comme cela que Peter Sauber le non conformiste lui proposa le poste dans son écurie. Les premières boutades et autres rigolades tassées, les machos de tous poils devront en convenir : Carmen n'a rien d'une faible femme. Obligeant ses mécaniciens à se lever aux aurores elle se montrera largement au niveau de son rôle et sera vite considérée comme n'importe quel autre team manager.

A l'heure du tout électronique, la C12 fait quelque peu figure «d’arriérée» sur la piste: conçue il y a presque deux ans, elle ne possède ni suspension active, ni accélérateur «fly by wire» ou autre anti-patinage. Sa seule concession à la modernité est son changement de vitesse semi automatique au volant. Elle aurait pu être modifiée pour coller aux canons de l’époque, mais Peler Sauber et le directeur technique Leo Ress préférèrent s’appuyer sur un maximum de fiabilité avant de pénétrer dans le domaine complexe de l’électronique. Les pilotes engagés sont Karl Wendlinger et le finlandais J.J. Lehto. Ce dernier va démontrer d'emblée l'excellent potentiel de la voiture en se qualifiant en troisième ligne à la surprise générale et en terminant ciquième après un long arrêt au stand au 6e tour pour changer de commande de boîte. Sa remontée sera d'autant plus remarquée que J.J signe le deuxieme meilleur temps en course! Ce début en fanfare permet au patron de voir l'avenir sereinement et de savourer son havane et son verre de champagne en toute quiétude, devant les mines perplexes de la concurrence.
Les Sauber vont a nouveau se montrer brillantes aux essais par la suite, mais seront pénalisées en course par des casses moteurs qui seront le prélude d'une situation de crise que personne dans l'écurie n'ose encore imaginer. A Imola, Lehto est exceptionnellement relégué en 16e place sur la grille, mais sa combativité en course va vite le ramener dans le peloton de tête, Il décroche in extremis la quatrième place malgré un moteur qui s'est tu dans la dernière boucle. Possédant un tour d`avance sur le cinquième Alliot, il conservera son bien. De son côte, Karl Wendlinger n'a pu encore concrétiser ses bonnes prestations en qualification à cause de défaillances mécaniques successives. A Monaco, il est huitième sur la grille et compte bien tordre le coup au mauvais sort qui l'accable depuis le début de la saison. Le directoire de Mercedes est présent au grand complet en Principauté ou un coup d'éclat est toujours plus brillant qu'ailleurs. La bagarre fait rage entre les deux sociétaires de l'écurie suisse dés les premiers tours et J.J Lehto s'impatiente de plus en plus derrière son coéquipier. Au 24e tour, il porte son attaque mais, trop optimiste, emboutit l'arrière de l'autre Sauber et compromet ainsi les chances de points de l'équipe. Cest du moins ainsi que le verront Wendlinger, Mercedes et Sauber. Tenu pour responsable de cette bévue, le Finlandais sera mis à l'écart pour le reste de la saison.

Dès le Grand Prix suivant au Canada, «Karli», comme l'appellent ses mécaniciens va prouver, avec une réconfortante sixième place, qui il peut lui aussi entrer dans les points. Il marquera encore à trois reprises en Hongrie, en Italie et au Portugal où il aura le mérite de finir cinquième malgré un accrochage en début de course avec Martin Blundell qui l'enverra dans l'herbe et déréglera la tenue de route de sa voiture. L'écurie Sauber termine celte première saison avec 12 points à une flatteuse sixième place et, si beaucoup d'observateurs saluent (à juste titre) cette performance, d'autres sont plus réservés. A y regarder de prés, le bilan serait plutôt inquiétant: les Sauber futeur trop souvent victimes de leur mécanique et leurs prestations aux essais (moment privilégié pour juger du réel potentiel d'une monoplace) allèrent decrescendo. A l'inverse des premiers Grands Prix, Wendlinger et Lehto ne se qualifièrent plus que péniblement en milieu de grille lors de la deuxième demi-saison. Venant d'une petite équipe travaillant avec un constructeur lambda, la chose pourrait être relativement compréhensible, mais lorsque l'on possède les moyens et le soutien d'un motoriste qui s'affiche comme un des plus prestigieux, ne peut-on pas penser qu'il y a a «le feu au lac»: Car les rumeurs vont bon train dans le Landernau de la Formule 1. On dit que Mercedes .serait déçu de ces résultats moyens et reprocherait à Sauber son manque d'entrain pour rechercher d'autres commanditaires qui soulageraient le fardeau du budget annuel. II est vrai que les C12 n'abordaient cette année qu'une stricte robe noire où apparaissait timidement le logo à l'étoile, plus un au deux autres sponsors mineurs. Peter Sauber a pourtant enrichi son équipe en cours d'exercice avec la venue de l'ingénieur français André de Cortanze qui vient lui aussi de l'endurance chez Peugeot. En fin de saison, il a aussi recruté son ancien pilote Heinz-Harald Frentzen qui retrouvera en 1994 son compère Wendlinger, et qui s'est affirmé comme extrêmement rapide.

@http://www.f1olivier.info/Sauber/Sauber.93/C12.htm

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