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*Bugatti T35B, Grand Prix sport 1929, #24, ?.Ixo - ref. : Série Presse Altaya


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#1
rastakurby

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    Bugattiste en herbe

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Petit cours d'histoire wink.gif :

La voiture:
Il fait chaud en ces ultimes journées de juillet 1924, aux abords de la ville de Lyon. Très chaud. C'est peut-être la raison pour laquelle Ettore Bugatti, que l'on croise rarement sans le chapeau melon qu'il porte légèrement incliné sur le côté, arbore ces jours-là un magnifique panama. Blanc, comme il se doit! Cet inhabituel couvrechef, on le remarque dans les paddocks du Grand Prix de l'ACF qui, dix ans après l'historique victoire des Mercedes (considérée, à quelques semaines du déclenchement des hostilités avec l'Allemagne, comme une première passe d'armes!), retrouve la cité des soyeux et des traboules.
Mais, plus spectaculaire encore que le chapeau du Patron, c'est sa toute dernière création qui polarise l'attention. Celle des badauds, des autres constructeurs et, surtout, celle d'une écurie, Bugatti, qui compte bien ici effacer l'affront de deux défaites successives dans le Grand Prix national : à Strasbourg, en 1922, les curieuses Type 30 profilées avaient subi la loi de la Fiat de Nazarro. L'année suivante, en Touraine, les aérodynamiques «tanks» Type 32 avaient fait moins bien encore quand Friderich sauvait l'honneur derrière deux intouchables Sunbeam...

Tout simplement belle...

Baptisée Type 35, la nouvelle Bugatti de compétition n'a vraiment plus rien à voir avec la « torpille » strasbourgeoise; moins encore avec la pataude 32 tourangelle. On s'extasie, à bon droit, sur l'élégance, la finesse extrême de l'auto, dont la silhouette très pure étire sa fluidité, du ravissant radiateur en forme de fer à cheval à une sublime pointe arrière, qui sera abondamment plagiée mais jamais égalée. Des roues remarquables, à huit larges rayons d'aluminium, renforcent l'impression générale.
Le huit-cylindres en ligne (en fait, deux blocs de quatre cylindres placés bout à bout, coiffés par une unique distribution à simple arbre à cames en tête) est un parallélépipède de métal poli, d'une netteté admirable, qui évoque davantage la sculpture que l'assemblage mécanique. Dans sa première version, non suralimentée et d'une cylindrée de 1 991 cm3, ce groupe délivre 90 chevaux vers 5 000 tr/mn. En 1924, c'est loin d'être très spectaculaire : le clan Bugatti, qui s'est installé à Lyon avec tentes et caravanes, compte beaucoup sur un ensemble de qualités au premier rang desquelles figurent - outre la légèreté et l'équilibre général - des astuces comme les gros tambours de frein solidaires des roues. Ils doivent permettre une rapide intervention, voire un changement éclair, lors des arrêts-pneus que nécessite la longueur des Grands Prix à cette époque.

Palmarès inégalé!

Ce sont précisément les pneumatiques qui vont transformer cette course en véritable calvaire : une mauvaise vulcanisation des enveloppes spécialement conçues à la demande de l'usine provoque une cascade de « déchapages », et autant d'arrêts aux stands. Deux des cinq Type 35 présentes au départ termineront dans l'anonymat, rejetées loin des six premiers.
Curieusement (et heureusement), cette Bérézina rhodanienne n'affecta point la confiance - justifiée - de Molsheim, et moins encore l'exceptionnelle carrière d'un engin qui, plus tard, deviendra plus qu'une légende : un mythe. Peut-être le premier dans l'histoire de l'automobile. Au demeurant, le potentiel de la Type 35 allait rapidement s'affirmer : 2 litres, puis 1 500 ou 2 300 CM3, avec ou sans compresseur, le tout avec des freins tambours; dotés en fin de carrière d'une culasse double arbre, les Type 35, 36, 39 et 51 se forgeront en six ou sept années un palmarès qui, à ce jour, demeure inégalé en nombre de victoires et même en qualité.

La route de la postérité

Mieux : régulièrement commercialisées, les différentes versions de la Type 35 seront produites, tous types confondus, à 390 exemplaires! Aucune autre voiture de compétition n'a rencontré un tel succès commercial. Jamais non plus automobile de course ne fut à ce point civilisée et nombre d'entre les 35, dûment gréées en « sport » avec phares et garde-boue, furent utilisées essentiellement comme routières. On ne savait pas, alors, que cette route était celle de la postérité...

Le pilote:

Louis Alexandre Chiron (né le 3 août 1899 à Monaco - mort le 22 juin 1979 à Monaco) était un pilote automobile monégasque.
Aux côtés de Nuvolari, Varzi, Caracciola ou Rosemeyer, Louis Chiron fut l'un des plus glorieux pilotes d'avant-guerre. Surnommé le « Vieux Renard », il savait être présent au bon moment pour engranger, une à une, les victoires et ce, pendant plus de 30 années. Louis Chiron fut par ailleurs célèbre pour son élégance, liée notamment à son fameux foulard à pois.
Engagé dans des courses de côte dès 1923, il débuta sur circuit en 1926 sur Bugatti, encouragé par Albert Hoffman, propriétaire d'une entreprise pharmaceutique. Repéré l'année suivante, par Ettore Bugatti, il rejoignit son équipe en tant que pilote de réserve. Dès 1928, le Monégasque devint le chef de file de la marque, l'emportant aux Grand Prix d'Espagne et d'Italie puis, l'année suivante, d'Allemagne et d'Italie. Parallèlement, Louis Chiron fut, cette année-là, l'un des organisateurs du premier Grand Prix de Monaco. La montée en puissance des Italiens Alfa Roméo et Maserati au début de la décennie suivante ne l'empêcha pas d'ajouter les Grands Prix d'Europe (1930), de Monaco (1931), de France (avec Varzi en 1931) ou de Tchécoslovaquie (1931 et 1932) à son escarcelle.

Quelques uns des succès de Louis Chiron avec une Bugatti T35:
-2e Grand Prix du Comminges: 1er
-3e Grand Prix de Provence: 1er
-Course de Formula Libre de l´ACF: 2nd
-1er Circuit de la Riviera: 1er
-1er Grand Prix d´Antibes: 1er
-4e Gran Premio Reale di Roma: 1er
-4e Grand Prix de la Marne: 1er
-5e Gran Premio de San Sebastián: 1er
-8e Gran Premio d´Italia: 1er
-4e Grosser Preis von Deutschland: 1er
-6e Gran Premio de España: 1er
-2e Grand Prix de Monaco: 2nd
-21e Targa Florio: 2nd
-6e Gran Premio Reale di Roma: 2nd
-2e Grand Prix de Lyon 1er
-2e Grand Prix de Belgique: 1er

Désolé pour la tartine, place aux photos de la miniature :

 

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Modifié par Axis, 17 September 2016 - 15:31 .
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